Les jours ont accéléré le rythme de leur cascade. Les Nuages se mélent aux étoiles, les vraies vies emportent les chansons dans les rues d'Albières, et les répétitions gagnent les Terres d'Aigues-Mortes.
Retrouver "Gelsomina" Ce soir! La route et tout au bout, le théâtre, Annie, Thérèse et Olivier. Gelsomina!
"Les jours, le temps, le soleil, tout autour, arrêter la course pour saisir le présent ou fermer les yeux pour attraper le futur, jouer, toujours jouer pour se jouer de ces vies que l'on replace sans cesse dans un ordre puis dans un autre, où les conjugaisons de la vie passent du futur au passé et où l'on voit galoper toutes nos vies parallèles dans un sens et dans un autre. Mirage du réel, aspérités de la vraie vie. Enigmatique sensation que tout ce qu'on ne choisit pas se vit quelque part et nous entraine avec lui. Mon île, mon orchidée, ma palme de cocotier, nous avons ouvert la page d'un livre d'or que personne n'a jamais osé écrire. Nous coucherons sur ces pages l'incroyable histoire de ce bain, cet océan, cette galaxie composée de théâtre, d'actrices et d'acteurs, et de mots et de chants, et de rôles, et du plateau et du bois du plateau, et du camion itinérant, du chargement, du déchargement, du montage du démontage, de tout ce qui fait qu'au Noir! La Vraie Vie commence. Du bout des lèvres j'entre avec toi dans le velours de cet espace de fusion, et souffle ... Le Soleil nous avale et nous voici dans la poussière des étoiles."
A toi à qui je parle, à toi à qui j'écris, je suis toujours là.
A demain
mardi 1 octobre 2013
lundi 30 septembre 2013
LA MUSIQUE DE MES YEUX
C'était l'ouverture de Vivons le Théâtre. Une nouvelle journée, soleil, une chanson, des nouvelles têtes, de nouvelles émotions, une nouvelle collaboration, un nouvel horizon s'ouvre au-delà des mots.
laissons parler l'image.
Ce que je vois? Une bouffée de parfum d'orchidée et de monoï bouge autour de moi. Je vois avec l'odeur. Je vois les sourires du bonjour, les murmures des cadeaux, les cigarettes qui s'allument, les lèvres qui volutent des fumées de tabac. Je vois, des bouches qui chantent ensemble et qui fusionnent dans l'improvisation; dans l'imprévu, dans l'impromptu. Je vois dans les odeurs que les corps, les alchimistes de l'émotion, répandent sur le macadam des villages, des buissons de fleurs rouges, rouges comme .... Je vois l'éphémère fulgurance des vies parallèles se croiser et fusionner, laissant dans leur sillage une trainée de nuages blancs dans un ciel bleu de printemps-automne. A toi parfum d'exception, à toi à qui je parle, à toi à qui j'écris, éternellement,
A demain
samedi 28 septembre 2013
"NE SOMMES-NOUS QUE L'OMBRE DE NOS PERSONNAGES?"
Mon île, petite fleur, fleur rouge, fleur de feu, fleur de braise, tu flottes dans le coton du théâtre, le velours noir du côté cour, le velours noir du côté jardin, ma fleur, ma pourpre, mon petit animal, mon poème qui transperce l'écran des projecteurs, mon île, où est ta plage que je dorme enfin?
Belle étape passée hier avec ce si beau filage du Petit Nuage. Comme quand la beauté enfin te comble et t'autorise à lâcher la pression, tu te répands alors, dormir enfin avec le coton dans les yeux.
Quelle belle aventure encore avec ce trio, ces trois beaux acteurs qui éclairent mon texte, ma mise en scène. Qu'enfin tout est simple, clair et lumineux, qu'enfin les quelques personnes présentes restent quelques minutes muettes. De ce beau mutisme qui d'une moue de la bouche indique que Wouah!
"Tout au bout du quai où le ferry attend, elle voit le violoniste marcher en jouant la musique. L'archet vole et elle l'entend chanter. Elle entend dans sa bouche les mots qu'elle vient de prononcer: "Où est parti cet homme qui était ma moitié? Où est partie son âme quand il s'est évaporée?"
Le violoniste lui répond:
"Si la douceur vient du toucher d'où vient la larme indépendante qui veut sortir et exploser. Qu'est-ce que nous savons vraiment de ce que nous faisons? Qu'est-ce que nous savons de ce que nous sommes? Où ne sommes-nous que l'ombre de nos personnages? Où sont les sensations quand le corps et l'esprit se sont alliés pour fabriquer un démon? Le démon qui me torture et me pervertit? Où est ce que j'ai perdu?
Toi à qui je parle, toi à qui j'écris, mon bateau, ma caravane, mon océan, mon pirate, mon bandana, mon geko, ma merveilleuse, ma plage, ma fleur rouge de l'aéroport, épine du Christ, femme libre, mon papier de carton, mon souvenir immédiat, mon geste de côté, mon regard éperdu, mon étincelle, mon rire quand tu veux me punir, ma musique, mes belles paroles de ma chanson, toi à qui je parle, toi à qui j'écris,"
"Garde ton pied léger, ton regard aiguisé, tes cheveux mouillés qui embaument les haies du théâtre, la chaleur de ton corps qui embaume les rayons des projecteurs, les mains sur la table, le sourire accueillant, la beauté insolente, la pensée qui s'échappe, la liberté j'espère, la liberté j'espère,
j'écrirai un spectacle où tu seras la liberté, toi à qui je parle, toi à qui j'écris, j'ai déjà commencé, c'est toi qui joues, c'est de toi que je parle, tu seras l'actrice et je serai celui qui dort dans le ruisseau, épuisé, qui ne peut pas aller plus loin et s'évapore dans la rosée de la nuit, mais tu es la nuit, l'aube et l'étoile et le soleil et la galaxie et où que je sois tu es là, pour mon bonheur, heureusement tu es là, toujours là et je t'aimerai toujours, c'est une certitude, tu seras le passant sur la berge du fleuve, tu seras le son de l'oiseau qui s'envole, la musique du pied sur le plancher, tu es la chaleur sur la joue du projecteur lointain, du théâtre qui m'enveloppe, de l'instant éphémère qui me rassure, la représentation et puis... toi à qui je parle, toi à qui j'écris,"
A demain
jeudi 26 septembre 2013
TOI, LE VELOURS DE MES RÊVES
a toi mon île, mon port, ma plage où je viens reposer, mon horizon, mon trait de lumière qui me guide la nuit, mon rayon, mon soleil, qui réchauffe mes jours, éclaire mon théâtre et chante mes chansons, ma merveilleuse, ma gamine, baby,
Le noir est ma maison. Dans le noir il n'y a pas de peur, pas d'horreur, pas de ténèbres. Dans le noir du velours il y a le théâtre qui surgit avec douceur dans un rayon de lumière. Une image alors commence à projeter un écran de la vie, on entend quelquefois des sons comme des notes de musique. Mais quelle est la différence entre un bruit et la musique! Les acteurs le savent. le metteur en scène le sait, l'éclairagiste le sait. Et le spectacle commence. Quelques jours pour atteindre l'inaccessible rêve, l'inaccessible étoile de ce moment furtif où finira la répétition, où le spectacle sera, où la question de Shakespeare "être ou ne pas être" résonnera encore, suspendra cet instant et tout sera fini. Jusqu'aux prochaines répétitions. Jusqu'à notre première le 5 octobre à termes, où la question reviendra: est-ce qu'on sera????
.
"Kanumera mon amour, dans la distance qui nous sépare, le bruissement de l'eau, des feuilles de cocotier, m'a réveillé. Je me suis retrouvé les yeux ouverts à un endroit où je ne devais pas être. Quelque part dans la voie lactée, dans le blanc lumineux des nuages de Magellan, un endroit où je te cherchais, toi ma plage où je dormais. Là, dans la fureur de la vitesse de la lumière, tout est calme et volupté. Je me suis rendormi. Je me disais - voilà donc la maison qu'elle habite la nuit? Voilà le monde où elle va quand elle s'endort, quand je m'endors, et qu'ensemble nous partons vers nos milliers d'autres vies? - Je me disais que ce calme de l'espace autour de nous nous aidait à contempler nos vies, à les lire, à les comprendre, à les relire, à les écrire, à les rêver, à les projeter, à revenir en arrière, à repartir en avant, à fusionner mille fois encore et encore, et à vivre encore et encore tout ce qui n'est pas possible le jour, tout ce qu'on ne peut pas vivre le jour, tout ce qu'on nous interdit le jour, tout ce qui n'est pas dans la lumière du monde autour de nous, tout ce qui n'est pas autorisé dans cette société où nous sommes tricards!!! "
A toi à qui je parle, à toi à qui j'écris, si c'est ma cent cinquantième vie que je vis, je vois briller les six millions d'autres pas très loin,
A demain
lundi 23 septembre 2013
MON SOLEIL
| KANUMERA |
Mon île, ma merveilleuse, mon soleil, mon étoile, ma famille, ma caravane, Kunuera, mon amour, ma musique, ma chanson, mon histoire,
Les jours se tiennent par une main de satin qui les lie, les relie et tourne les pages de leurs histoires. Hier le soleil a brillé partout, dedans, dehors, dans les maisons, dans les familles, dans les êtres abandonnés, chez les amoureux, dans les spectacles, dans les répétitions, dans les têtes et dans les esprits, chez ceux qui se faisaient la guerre, le soleil a brillé pour effacer les tempêtes de la lune de septembre.
Et le spectacle avance, et le Petit Nuage a transporté celle qui l'aime, et la famille a fait chanté celle qu'elle aime. Maintenant, le chemin va s'ouvrir et les fleurs vont pousser.
Kanumera, ma plage de sable fin, ma peinture de l'amour, ma vie, mon île, je vais te chanter. Je vais faire de ton nom et de tes couleurs, la plus belle chose que j'entrevois être capable de m'élever jusqu'à toi. J'ai commencé. Je vais peindre ta beauté, ton audace, tes aventures car tu as des aventures à chaque heure du jour, tes grandes guerres où tu te lèves en sueur au milieu du chemin, je vais raconter tes sublimes fulgurances poétiques, tes mots écrits sur ce sable inconnu, tes pas de femme libre. Je vais raconter ta liberté. Libre. Libre. Libre, avec le prix que tu paies pour ça chaque seconde. Le prix que tu paies pour vivre ta vie avec ce qu'elle a eu de surprises et de révélations, de banal et de quotidien et puis soudain d'épopée au-delà de l'imaginable. Ton aventure va loin, sur des voiliers légers et des vagues parfois immenses. Je te tiens la main et je pars avec toi.
A toi à qui je parle, à toi à qui j'écris,
A demain
dimanche 22 septembre 2013
KANUMERA MON AMOUR
KANUMERA
Mon berceau de corail, mon huile de sang, ma vie, ma couleur
de nuage, ma fleur, ma guitare, ma merveilleuse, Kunuera, ma voix, mes poèmes
dans les cheveux, mon petit animal en fuite,
KUNUERA où es-tu ?
Quelquefois tout est dans le fleuve qui s’écoule, et parfois
tout est labeur. Quelquefois le théâtre avance d’un pied, de l’autre,
quelquefois il se plombe, ne bouge plus. Tout est labeur alors. Travail d’acteur. Il y a de la poésie même dans la direction d’acteur.
"Kanumera mon amour, où
es-tu ?
A toi à qui je parle, à toi à qui j'écris,
A demain
vendredi 20 septembre 2013
VENTS ET CONTREVENTS
Ma pleine lune, ma galaxie, ma chandelle clignotante dans l'espace, ma muse, ma merveilleuse, mon voyage de Magellan, ma famille, ma guitare, ma musique, ma chanson,
Le vent souffle dans un sens et puis tourne dans la nuit. Tout autour du théâtre, les abris se font rares. L'été indien viendra peut-être, mais aujourd'hui la lune est plus forte que tout.
La magie du jeu toujours présente nous fait tomber dans les fous rires et c'est bon.
Les plateaux de bois accueillent les mouvements, les semelles, les coups de pieds, les énergies, les émotions. Tout ce qui passe par les pieds, c'est insensé quand on y pense. Est-ce que vous savez que votre coeur, votre âme s'exprime surtout par les pieds, leur équilibre, leur force, leur sensibilité, leur légèreté?
"nos pieds dans l'herbe se posent délicatement comme s'ils avaient les yeux qui leur permettent d'éviter les âmes des insectes. Nous cherchons ensemble une douceur, nous cherchons ensemble un endroit où poser nos rêves, où poser nos chuchotements, nos murmures, où pouvoir nous parler, où pouvoir nous dire ce que nous n'avons jamais le temps de nous dire, ce que nous oublions, ce que nous avons dit mille fois dans nos têtes, ce que nous protégeons dans nos mains pour pouvoir le donner, ce que nous avons rêvé pour pouvoir le raconter. Nous l'avons trouvée cette clairière. Nous l'avons trouvé ce paysage, la soie de notre fusion"
A toi à qui je parle, à toi à qui j'écris
A demain
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