lundi 30 juin 2014

LE MONDE CHANGE






























A tous ceux qui visitent notre site, à tous ceux à qui je parle sur ce blog, à vous, à toi, à qui j'écris, il est un monde dans notre métier qui avance vers une autre façon de vivre, une autre manière d'entreprendre, un autre point de vue sur la vie et sur les humains.

 Si nous avons su vivre ensemble jusqu'à ce jour, si nous avons pu emporter le théâtre aussi loin, même si les objectifs visés étaient des communes de moins de 30 habitants, et surtout si nous avons pu installer un vrai théâtre dans ces endroits, avec un espace pour le spectacle et un espace pour les spectateurs et leur siège, avec du noir pour une lumière qui raconte, des costumes qui racontent, des paroles de poètes, si nous avons pu faire tout ça, nous pourrons encore aller plus loin grâce aux plate-formes de financement participatif. Aujourd'hui si vous suivez ce lien:

http://fr.ulule.com/conduite-interieure/

vous découvrirez un appel à projet que nous avons formulé et décrit sur le site Ulule.fr. Il ne reste que 9 jours aujourd'hui pour que nous puissions atteindre notre objectif fixé à 2000€, et il ne manque plus que 265€. Vous découvrirez aussi peut-être plein d'autres projets et aussi peut-être qu'il y a d'autres sites de ce type comme Kiss Kiss Bang Bang et autres, et que ce sera certainement une autre manière de vivre non pas la Culture mais l'Art oui et la Solidarité et l'Action Humanitaire et toutes ces pulsions qui naissent devant l'incapacité des gouvernements à distinguer l'essentiel et les priorités.

Rendez-vous sur Ulule et je peux vous promettre une belle fête avant la fin de l'année sous notre nouveau chapiteau.

A toi à qui je parle à toi à qui j'écris, à demain.



samedi 28 juin 2014

SAINT-LOUIS ECHOUE SUR MON ÎLE



 Traverser les pierres, entrer dans le rêve, imaginer, piétiner les certitudes, donner la parole à l'inconnu, au sentiment.






 Une île mon île, voguer "Paradis", nef d'un roi sanctifié, tempête des mots, coquille échouée sur une île, mon île, ma merveilleuse, et ce visage qui persiste dans l'oeil et dans le ciel...





 Pétrir les phrases éternelles, les offrir chaque jour, et offrir à l'histoire d'un roi le muscle palpitant de l'amour...






La grâce du théâtre en tous lieux, toute occasion, qu'elle est belle la vie...


vendredi 4 avril 2014

LE THEATRE ET LE MIRACLE DE LA VERITE

 Les cycles de la lune remportent chaque jour leur victoire insoutenable. Ne faut-il donc jamais dire le vrai? Tout autour de nous n'est donc que transgression et manipulation? Les épreuves rivalisent sur le terrain de la réalité au point que les questions éternelles de l'intégrité, de l'honnêteté et de la dignité finissent par vous mettre au tapis. Quand une compagnie construit son projet sur ses propres réalisations, elle ne fait donc que tendre le flanc fragile de son corps aux soit-disant amis?

LA BELLE HISTOIRE

" Les Alizés transportent la houle avec fureur.
Le gamin trouvait comique que les gens désirent des miracles, mais qu’une fois confrontés à l’un d’eux ils en soient complètement perturbés. Tout autour de lui les autres avaient pris un soin méticuleux à tout froisser de leurs mains afin de broyer ce qu’ils tentaient de ramener à leur pauvre réalité. Comme si cette apparition les menaçait dans leur certitude de leur propre vie. Le miracle s’en était trouvé déchiqueté à tel point que son existence fut ramenée à un tas de minuscules morceaux éparpillés sur le sol, emportés par d’infinis courants d’air, leur joyeuse et sublime grâce défigurée par les berges boueuses de leurs déchirures. Alors plus rien ne subsista et il remit sur son torse les carapaces de tôle de l’oubli. Ainsi les visions et les échos nocturnes des étoiles s’éteignirent soudain. Le ciel rendit sa présence invisible, la lumière se perdit dans un trou noir, et les rugissements de la foule des commensaux noyèrent les belles chansons, les folles balades sur le sable, et le nom même de Kanumera.

Les pieds dans l'eau, le gamin se laissait aveugler par les reflets luminescents de la lune sur la crête des vagues.

Il entra lentement dans l'eau.  

Il se sentait infiniment blessé par les apparitions miraculeuses qu’il avait découvertes. La vie aurait été plus facile sans elles.



vendredi 21 mars 2014

MARATHON-THEATRE et APPEL A SOUTIEN


 Courir, courir dans le jour qui se lève, courir sur le sable fin de la première vague, courir le coeur au calme et le souffle en paix, courir vers ce qu'on a jamais fait, courir encore sur un plateau tout neuf, un plancher sur lequel les chansons dansent sous les yeux des nouveaux spectateurs, courir sur les lames d'une scène toute neuve, sous un chapiteau tout neuf.


 Conduite multiplie les objectifs, multiplie les rêves, multiplie les risques et court, court, avec ses jolies jambes, ses muscles frais, son coeur sans frontière, ses poumons sans censure et la tête dans les étoiles.



Renseignez-vous si vous voulez soutenir l'action de notre compagnie. Sur le site, en envoyant un message, ou en téléphonant au 04 66 74 38 46.

A demain 

jeudi 20 mars 2014

LETTRE DES ÎLES

 Entre les étoiles et les coquillages, entre les dernières nouvelles des îles et une éternité couchée sur sa peau, entre la lumière de son apparition et l'éblouissement de l'attente, entre le balancement hypnotique des jours et la fulgurance du millième de seconde, entre l'écume de la vague et l'horizon déchiré par la brume, notre histoire file son encre et imprime son empreinte sur les tissus jaunes.


Comment ne pas voir partout que le théâtre est dans la lumière, comment ne pas voir que dans la couleur bleue de cette patte de crabe une fenêtre s'ouvre sur le merveilleux, comment ne pas voir dans ces rayures sur une carapace abandonnée un imprimé exceptionnel pour un tissu de Pacamambo, comment ne pas retrouver la couleur du tapis dans les nuances de ces morceaux de corail mort et de coquilles vidées, comment ne pas voir le lien entre Pacamambo et Le Clan Pêcheur quand tout afflue dans le même lit, dans la même scène, sur le même plateau. Partager ces couleurs, cette lumière, mon île, partager ce don que tu me fais de ces rayonnements cosmiques, de ces mots qui se rencontrent au fil des jours, Kanumera, Pacamambo, Kunie, du noir et du blanc, du vert et du rouge, des pierres poreuses aux carapaces vides. Ce bleu est magnifique. Ma merveilleuse, mon poème, ma musique, mon violet, mon émeraude, mon diamant, mon orchidée, me voilà immergé dans la double histoire Pacamambo-Clan Pêcheur, les pieds baignant dans la nôtre, la tête dans la galaxie de nos origines à tous les deux. Grâce et volupté, les mille feuilles de ma mémoire explosent. Bonjour.





La goélette surgit de la brume, derrière sa voile de sable cru, le soleil de l'île flashe un éclair qui grille la rétine et laisse sur son voile une silhouette crépitante qui s'avance sur l'herbe verte d'un matin radieux. C'est toi. Tu es là, je danse, je danse, je danse, je danse....

dimanche 16 mars 2014

SURTOUT POUR LES CHANTER, MES PERSONNAGES





Ils n’ont rien pas grand-chose
Des bottes et les pieds nus
Tous ils avancent
Tous ouvrent un chemin.

Ils portent les noms des visions aperçues
Celles que je tais que je garde en secret
Si j’en parlais on m’enfermerait
C’est moi tous un peu moi dans tous.

Ils regardent tous l’horizon
Assis debout trempés
La pluie le vent la glace
Ils sont chez eux partout.

Ils regardent tous le même point sur l’horizon
Les mêmes cheveux qui bougent autour des yeux
Les mêmes yeux qui se tournent vers eux
La même île, la même femme.

Sans elle ils se seraient tus
Ils n’auraient plus rien dit,
ils n’auraient rien écrit.
Elle les a arrachés à leurs sirènes
Aux armures d’acier qu’ils s’étaient clouées sur le torse
Ces démons qui les poursuivaient.
Elle leur a rendu le courage d’être et plus, la force de devenir.

Depuis quand ils se retournent la nuit
Ils ne forment plus qu’un.
Moi.
Parfois le mouvement du rêve ou du sommeil me décompose à nouveau.
Mes yeux s’ouvrent, elle est là, et nous voici tous fondus encore en ce seul corps qu’elle réanime chaque seconde, ma merveilleuse.

A demain